24.9.11 19.30, 20.45, 22.00 Uhr Hauskonzert/Performance in der Nähe der Bahnhofstrasse


Astride Schlaefli


Pianiste – Un solo de pianiste sans piano



Performance in deutscher Sprache
Übersetzung weiter unten

Prologue: Le 31 juillet 2003, François René Duchâble - pianiste de renom et interprète fameux de Liszt et de Chopin – annonçait qu’il mettait un terme à sa carrière de soliste. A cette occasion, il invitait la presse française à venir assister à sa plus grande performance: il ferait tomber son piano à queue depuis un hélicoptère dans le lac d’Annecy pendant qu’il brûlerait ses vêtements de scène sur les berges du lac.

Un/e pianiste commence la pratique de son instrument tôt. Vers 4-5 ans. C'est le début d'une longue bataille solitaire face à un instrument exigeant. La routine de l'exercice fait oublier les limites des perspectives professionnelles. Une infime minorité d'entre eux/elles fera une carrière de soliste. Beaucoup enseigneront. Quant aux autres...ils se rendront bien compte un jour des limites de leur instrument.

Un piano pèse entre 250 et 500 kilos, les salles de répétition et de théâtre n’en ont pas toujours. Déménager un piano est un acte pénible et coûteux; on y réfléchit donc à deux fois avant d’engager un/e pianiste. Face à ce problème récurrent, l’alternative habituelle des pianistes est d’acheter un piano électrique, qu’ils pourront prendre partout avec eux et sur lequel ils pourront s’exercer sans déranger leur voisinage. Mais si on n’aime pas les pianos électriques et qu’on veut malgré tout continuer à jouer de la musique, alors il faut trouver autre chose…

«Pianiste» est un solo qui s’inspire de cette problématique et offre aux spectateurs une alternative intime et colorée au récital de piano classique. Ici, on utilise un piano «bontempi» en plastique rouge, des cassettophones, des boîtes à musique, un mégaphone, un tourne-disque, un melodica, une harmonica, des instruments de cuisine et des jouets divers. Ils constituent tous ensemble une sorte de machinerie musicale, à la fois poétique, drôle et absurde. Le répertoire inclut naturellement des oeuvres pour piano, de toutes époques et styles confondus, joués et interprétés de façons diverses sur l’instrumentarium à disposition. Et le tout est ponctué par les commentaires et petites histoires de la pianiste, qui évoque en quelques clins d’œil ses meilleures et ses pires souvenirs…de pianiste.



Astride Schlaefli, *1978, arbeitet als freischaffende Pianistin und Regisseurin in den Bereichen Musiktheater und Performance in der Schweiz und im Ausland. 2006 gründete sie in Biel/Bienne das «Collectif barbare».



Prolog: François René Duchâble – angesehener Liszt- und Chopin-Interpret – gab am 31. Juli 2003 bekannt, dass er seine Pianistenkarriere beenden werde. Aus diesem Anlass lud er die französische Presse ein, seinem bedeutendsten Auftritt beizuwohnen: er versenke seinen Flügel mit Hilfe eines Helikopters im Lac d’Annecy, während er am Seeufer seine Konzertkleidung verbrenne.

Pianisten beginnen bereits im Alter von 4 – 5 Jahren mit dem Üben ihres Instruments. Das ist der Anfang eines langen, einsamen Kampfes mit einem anspruchsvollen Instrument. Das intensive Spiel lässt die Grenzen der Berufsaussichten vergessen. Nur eine verschwindend kleine Minderheit wird eine Solistenkarriere machen. Viele werden unterrichten. Und die anderen … sie werden eines Tages die Grenzen ihres Instruments erkennen.

Ein Klavier wiegt zwischen 250 und 500 Kilo, in Probe- und Theaterräume steht nicht immer eines zur Verfügung. Der Transport eines Klaviers ist eine mühsame und kostspielige Angelegenheit; man überlegt sich deshalb zweimal, ob man einen Pianisten engagiert. Angesichts dieses wiederholt auftretenden Problems kaufen sich Pianisten gewöhnlich als Alternative ein elektronisches Klavier, das sie immer mitnehmen und auf dem sie üben können, ohne ihre Nachbarschaft zu stören. Wenn man jedoch die elektronischen Pianos nicht mag und trotz allem weiterhin überall musizieren möchte, muss man etwas anderes finden …

«Pianiste» ist ein Solo, inspiriert von dieser Schwierigkeit, welches das Publikum zu einer intimen und bunten Alternative zum klassischen Klavierrezital einlädt. Hierzu werden ein Klavier der Marke «Bontempi» aus rotem Plastik, Kassettenrekorder, Musikdosen, ein Megafon, ein Plattenspieler, eine Melodika, eine Harmonika, Kücheninstrumente und diverse Spielsachen verwendet. Gemeinsam bilden diese eine Art musikalische Maschine, teils poetisch, manchmal komisch und absurd. Das Repertoire beinhaltet natürlich Klavierwerke aller Epochen und Stile und wird begleitet von den Kommentaren und kurzen Geschichten der Solistin, die sich an einige ihrer schönsten und schlimmsten Augenblicke als Pianistin erinnert.



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